Pardonnez moi pour tous mes instants de faiblesse, tous ces instants où j'ai crus ne jamais avoir la force de remonter la pente. Comme lorsque que tu es parti, que j'ai dus encaisser, du haut de mes quatre ans, forcée de comprendre. Poussée à grandir plus vite, trop vite. Supporter, le poids de ton silence, de tes absences. Et cette distance que tu marquais, qui nous séparez. Sans oublier tous ces mots, que j'ai toujours attendu, mais jamais entendu. Je les ai révés, je t'ai imaginé les prononcer. Je n'ai cessé d'y croire, jamais je n'ai perdu mon espoir. Espoir pourtant innutil, puisque ces mots ne viendrons jamais. Je le sais bien, maintenant.
Marlgès mes nombreuses tentatives pour
t'oublier, je n'y parviens pas.
C'est trop dur pour moi,
c'est plus fort que moi,
c'est comme ça.
Le moindre souvenir de toi m'obsède, ils sont tous en moi. Eux qui me hantent encore et encore. Je garde espoir de les oublier un jour, depuis si longtemps que je m'y apprète, depuis si longtemps que tu n'es plus rien, depuis si longtemps que je souffre de ton regard.